L’histoire de la construction, une histoire de l’Humanité.

Trois congrès ont déjà eu lieu : le premier à Paris en 2008, le second à Lyon en 2014 et le troisième à Nantes en 2017. Ces rencontres sont devenues en France un espace d’échanges entre les chercheurs universitaires francophones. Le quatrième se tiendra sur l’autre rive de la Méditerranée, à l’université de Tlemcen en Algérie. Ce sera donc la première fois que ce congrès ne sera pas organisé en France ; cela constituera un événement remarquable pour les communautés scientifiques qui s’intéressent aux thématiques diverses de l’histoire de la construction, au Sud comme au Nord car l’acte de bâtir est une activité susceptible de poser la question de la participation constructive aux processus de création des connaissances en général et de celle en matière de techniques et sciences constructives en particulier.

... A Tlemcen

En effet, tenir ces rencontres à Tlemcen nous permet d’écrire une nouvelle page de l’histoire de ces rencontres qui sont conçues comme un moment de partage du savoir et nous met face à de nombreux enjeux. Le choix de Tlemcen, carrefour des civilisations et des cultures, permet de faire resurgir les différentes strates, établissant l’histoire de la construction, qui fusionnent au cours de l’histoire de l’Humanité.

Ainsi, il est tentant de rappeler que Tlemcen, représente une ville ancestrale, plusieurs fois millénaire, une ville-musée et ancienne capitale du Maghreb central pendant trois siècles. Si Tlemcen, entrelace des influences berbères, arabes, hispano-mauresques, et occidentales, cela lui a valu divers titres dont « la perle du Maghreb », « la Grenade africaine » ou « la Médine de l'Occident ». Elle a surtout joué un rôle stratégique en tant que porte de l’Afrique puisqu’elle était un relais important sur la route de l’or. De plus, acteur dans ce congrès, l’université de Tlemcen est classée depuis plusieurs années parmi les premières universités d’Algérie,

OBJECTIFS DU CONGRES

Il s'agit, grâce à cette manifestation, de se donner les moyens de penser le côte-à-côte et les interactions entre spécialistes de l’histoire de la construction. Il s’agit d’un retour à l’enseignement de nos maîtres qui s’impliquaient dans de nombreuses disciplines (médecine, philosophie, musique, mathématiques, physique, astronomie, linguistique, droit, ...) permettant ainsi une transversalité et un décloisonnement des sciences qui contribuent inévitablement à l’évolution de la pensée et à l’amélioration de la construction pour le progrès de l’humanité.

Des thématiques variées, et surtout de grande actualité y seront explorées, en prenant le temps de l'échange des expériences et de la présentation des projets découlant de la recherche-action qui vise à dynamiser les échanges multidisciplinaires en les inscrivant dans la durée. Chercheurs universitaires, architectes et ingénieurs, entrepreneurs, archéologues et conservateurs du patrimoine, juristes et économistes, sociologues et anthropologues, … y sont conviés pour transmettre leur savoir en vue d’insuffler un dynamisme intellectuel et dialoguer au cours des débats. Ainsi, au-delà des échanges scientifiques, cette rencontre vise la promotion et le renforcement des collaborations entre les chercheurs venant du Nord et du Sud au travers de la construction d’un réseau, dans l’esprit de pérenniser les actions de partenariat et rendre encore plus attractif ce jeune champs pour qu’il puisse, au même titre que l’histoire de l’art ou l’histoire de l’architecture, devenir un champs à part entière parce que les références au passé montrent l’optimisation des adaptations à l’environnement. L’autre enjeu est que cette rencontre, soit l’un des lieux les plus importants de la réflexion et du débat sur l’histoire de la construction qui doit dépasser la complémentarité. Elle s’inscrit dans la continuité car elle répond à la question de l’essence de l’homme. De ce fait elle accorde une place importante à l’immanensité de la transmission : transmettre à l’autre sans aucune discontinuité pour inscrire l’acte de construire dans le registre de l’acte historique universel. C'est dans ce but que cette rencontre est dédiée à l'expression d'une pensée ouverte et critique sur ce champs nouveau. Si les axes, retenus pour cette rencontre, nous rappellent que l’histoire de la construction reste peu connue à travers le monde, alors :

  • Comment leur donner davantage de visibilité auprès du 4ème congrès francophone d’histoire de la construction ?
  • Comment répondre aux lacunes du traité du vide au niveau des archives lorsqu’il existe des édifices sans archives et des archives sans édifices ?
  • Comment notre congrès serait-il apte à poser la question de la participation constructive aux processus de création de connaissance et de créativité dans les sciences de la construction, et tenter ainsi de répondre aux enjeux de la modernité et des technologies avancées au niveau des matériaux, des ambiances, des chantiers et des éléments constitutifs du bâti ?

De même que les trois précédents congrès, le 4ème congrès francophone d’histoire de la construction a adopté les trois points d'ancrage traditionnels, à savoir :

  • le programme des conférences.
  • le programme des visites.
  • la publication des actes des communications.